jeudi, 23 septembre 2010
Nouveau blog
suite a de nombreux problème: la nouvelle adresse du blog:
http://loloatraverslemonde.over-blog.com/
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mardi, 07 septembre 2010
D'un court séjour a Maripa Soula
Des nouvelles : voila un long mail, que vous ne lirez peut être pas jusqu’au bout, mais que j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire, inspirée par le calme d’Antécum pata, (comme j’avais pu l’être il y a quelques années dans les temples bouddhistes d’Asie du sud est). Ressourcée et détendue, je reprends la plume.
Un court passage a Maripa Soula.
Qu’évoque pour nous « Maripa Soula » ? Certainement pas le petit bourg méconnu pour le métropolitain, qui en réalité existe au beau milieu de la Guyane. Pour moi, Maripa, c’était avant tout un rêve d’enfant, un rêve de « bout du monde », des mes 10 ans, cela représentait l’inaccessible, l’invivable. Un nom exotique ou se mêlent des images de foret, de grandiose, un soupçon d’indien et une pincée de fleuve.
J’y suis allée à Maripasoula, et je vais vous raconter cela…
Tout a commencé, perchée sur une pirogue, au départ de Grand-santi, quand assommée et languissante, je laissais couler sur ma peau les rayons du soleil. De petites heures paisibles, qui laissent comme vue aux yeux l’immense cloison végétale de chaque coté du fleuve, ou, sur plusieurs dizaines de mètres de haut s‘entrelacent les verts et les jaunes. Une foret dense, opaque, qui ne se dévoile pas au voyageur du fleuve. Un mur.
Le fleuve semble calme et s’écoule doucement, mais la pirogue ne cesse de contourner des rochers imaginaires pour la touriste que je suis. (Des pointes rocheuses nous menacent juste sous la surface, et les piroguiers s’appliquent à les éviter.)
Au cours d’un tournant, tout change. Le fleuve laisse percer de balaises cailloux, recouverts de mousse et le rose des salades coumarou. Mes doigts se figent dans le bois de la pirogue : Ca yé ! Les choses sérieuses commencent. Le takariste est aux aguets, il cherche le piège, le pic, l’obstacle ou le danger et guide le motoriste d’un sifflement ou d’un mouvement de bras. Le fleuve a blanchit et mousse même au cœur des tourbillons. Au fils des détours et des contours, nous franchissons en une heure, non sans quelques secousses un des plus gros sauts du Maroni : le CDD.
Il nous faudra encore 5 Heures de navigation apaisante, sous l’œil attentionné d’un soleil fourbe. Et nous voila : de loin, un château d’eau et des habitations… de prés, le dégrad et la vie classique qui va avec : quelques pécheurs de yaya plongent et remontent leur fil, en espérant attraper les poissons pour la soupe. Une poignée d’enfants jouent dans l’eau, tous nus et tous noirs. Un groupe d’hommes une bière a la main, et légèrement amochés par un trop plein d’alcool quotidien nous regardent décharger le bric à brac de la pirogue. Les femmes, solides et bien charpentées, lavent et relavent vaisselles et linges. Le tout est bercé par les bruits de moteurs, qui s’allument et s’éteignent au grès des arrivées et départ des centaines de pirogues qui accostent ici chaque jour.
Nous y voila, dans ce village du bout du monde de mon enfance. Je le touche du doigt. Son image a changé en moi, depuis que j’entends parler de vol, de violence, de haine et de racisme. Vais-je être déçue, à quoi ressemble vraiment mon rêve?
A l’issu de mon séjour ici je dois dire, qu’il ne s’agit plus de tout d’un village, mais d’une bourgade désorganisée, bruyante et vivante. Une ville étonnante, ou les quads énormes doublent une Twingo arrivée la par miracle. Sur la route principale, qui monte sur la colline ensoleillée, il faut rester sur ses gardes : les véhicules, bien qu’une poignée au final, se bousculent et se faufilent. Les gens qui me saluent sont tous différents : j’ai enfin approchés ces fameux indiens, qui se déplacent en petite famille : le papa aide l’ainée à marcher, la maman trimballe le dernier dans sa bandoulière. Ils reviennent surement du dispensaire, perché tout la haut.
Ces hommes noirs, grands et forts, qui émettent un drôle de bruit sur mon passage, qui se veut attirant, entre un gargouillis et un sifflement, sont des noirs marrons, essentiellement de l’ethnie des Bonis.
Ces femmes, habillées tout moulant, plus ou moins claires, plus ou moins sveltes sont les brésiliennes. Elles sont arrivées en masse ces dernières années, avec leur compagnon s les orpailleurs. Ca je ne m’y attendais pas, il y a tellement de brésiliens ici. L’orpaillage, ca carbure, et ces hommes, sans foi, ni loi sont bien présents, et sont dorénavant à prendre en compte dans la population guyanaise.
Tous ces gens, de toutes les couleurs, aux multiples langages, éduquées sous des cultures différentes, je les ai côtoyées pendant 6 semaines. Et quelle richesse ! Quelle leçon pour nos préjugés et nos principes !
Maripa Soula, sa force? C’est ce melting pot, qui fatigue les oreilles et épate les yeux.
Au fil de mon séjour ici je me suis enfoncée encore plus loin, chez les indiens, je vous raconterai aussi.
Merci aux gens de Maripa, d’avoir préservé mon rêve : oui ce lieu haut en couleur est fantastique et mérite le détour. Au cours de mon séjour ici, vous m’avez offert de bons fous rires, des crises de nerfs, et des larmes d’émotions. Une équipe d’infirmiers et d’infirmières dynamique, pimpante, vivante, enrichies par les différences de tous ces professionnels qui débarquent d’Europe, et qui sont si tolérants. Je n’oublie pas les ASH, AS, Médecins, secrétaires, vigiles, qui, malgré les centaines de blancs qui passent ici, ont sympathisé avec la sage-femme de passage. Merci de m’avoir fait confiance, et je n’ai qu’un seul souhait, être à nouveau parmi vous dans quelques mois !
Quoi qu’il en soit je pars d’ici, la boule au ventre et la larme a l’œil. Fière du chemin accomplie, fière d’aller au bout de mes rêves, émue par ces rencontres qu’elles soient culturelles, linguistiques, culinaires et professionnelles.
A bientôt pour de nouvelles aventures, je ne sais ou, je ne sais quand…
06:39 Publié dans .Guyane francaise | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 21 août 2010
D'un acccouchement au pays des indiens
Il est né, au fin fond de l'Amazonie, dans un des derniers villages amérindiens de la Guyane.
Sa maman a attendu que je saute de la pirogue, qui m'emmenait au bout du monde, pour lui donner la vie, et c'est dans mes mains qu'il a attérit.
Un instant magique, ou toute la symbolique de la naissance rejaillie. Une vie de plus, pour un peuple en voie de disparition...
Un enfant qui va grandir au coeur des moeurs et coutumes de ces gens, savants de la foret.
Un adolescent qui jouera dans les vagues du Maroni, avant d'apprendre a manier la pirogue.
Un jeune adulte qui, a son tour, transmettra la vie.
Un ancien qui j'espère portera le Kalimbé, et transmettra son savoir au cours des veillée arrosée de Cachiri.
Petit bonhomme, je te souhaite une belle vie...
13:43 Publié dans .Guyane francaise | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 13 mai 2010
Etat d'ames
Voilà deux ans que je suis en vadrouille incessante. 2 ans que je suis loin de mon pays, de ma famille et des amis. 2 ans que je suis en pointillés les actualités : libération d’Ingrid, mort de Mikael Jackson, crise économique, naissance de Maxine... 2 ans que l’on me demande quand est-ce que je rentre. Si je m’évertuais, jusqu'à maintenant, à vous dire bientôt et à y croire, je dois vous l’avouer, c’est fini. Non, je ne rentrerai pas bientôt. Ce que je vis de part le monde me comble. Et si chaque re départ est un peu plus dur, chaque arrivée, dans un nouvel endroit reste une approche du bonheur. Chaque projet qui germe, me fait frissonner.
Il y a 2 ans, je prenais mes billets pour le grand départ (mais ca, je ne le savais pas encore)…
Je vais essayer de vous résumer les choses. Il y a deux ans, jour pour jour, je passais mon diplôme de sage-femme, et par delà, le monde s’ouvrait a moi.
- Juin : c’est le temps du diplôme, et le moment de choisir les destinations pour les mois à Evidemment, avant le départ, je n'avais pas réalisé l'ampleur de la chose à venir.
- Juillet/ Mi Aout : Je parcours sac au dos, mes rues adorées d’Asie du sud est. J’erre d’abord en Thaïlande, ou je retrouve les saveurs tant appréciées, les chapeaux pointus et les savathika. Je fais mon stock de vêtement cool et hippie en coton, pour les mois à venir. Je pars vivre l’aventure sur les fleuves laotiens, à la rencontre des minorités ethniques aux costumes atypiques. Je me prépare, à la suite de ma vie, je réfléchi et je songe…
- Fin Aout, je continue à songer, assise a la proue du voilier, naviguant sur les flots méditerranéens. Par fois je suis saisie d’une peur panique et j’ai envie de tout abandonner, de rentrer, de me remettre au chaud dans ma petite vie douillette.
Je me souviens avoir haï profondément tous ces gens qui ressassaient : « voyager, Asie, Laos, Guyane…., tu as tellement de chance! »...J'avais envie de leur balancer toute ma détresse et mon stock de larmes à la tête, et ma solitude, aussi...
Je me souviens avoir envisagé un plan « B », le plan « j'annule tout et je rentre » ; Et pourtant, au fond de mon cœur, une petite voix insistante : j’ai envie de voyager ainsi depuis mon enfance, le temps ou je feuilletais les albums photo en Afrique de papa… C’est le moment, c’est mon moment….
Peur aussi, d'être trop vite occultée de la vie des gens, de mes amis, de ma famille, en France...
J'entends encore mes amies, au téléphone, la veille de mon départ « Oh, tu sais, nos petites vies, à nous, te paraîtront si ennuyeuses... ». Mais vont-elles comprendre, à la fin, toute l'importance que j'attache à garder le contact ?... (je vous l’assure, certaines ont parfaitement compris, elles se reconnaitront. D’autres…)
- Septembre, c’est le départ pour mon premier rêve : la Guyane. Grande peur, peur de la foret avec tout ce que j’ai entendu, peur d’être déçue, tellement j’en ai rêvé. Peur aussi de ne pas faire une sage-femme à la hauteur. Et puis, très vite, le malaise fond...et je ne me souviens que très peu avoir eu le regret de partir... Finalement ce voyage sera, une fois encore un oasis de liberté pure dans ma vie...et j'en profite !
Exit la fatigue des petits matins brumeux et non inspirés ; exit la vie sans étincelles d'une Toulousaine contrainte à son emploi du temps d’élève sage-femme ; je me sens pousser des ailes... !
Tous les jours, sans répit, je visite, je marche, je découvre, je rencontre, je parle, je ris, je fais connaissance, ...je profite de la vie pour faire ce qui me plaît, à pleine vitesse !!
Evidemment, il y a bien quelques baisses de moral, de temps en temps : la solitude affective Parfois je craque, notamment en période de maladie (la dengue tropicale de m’a pas épargnée) : je rêve de moments de conforts, de moments de glandouille, avachie dans un salon, à regarder un policier avec ma maman.
Parfois j'ai peur : je ne cesse de me répéter que ma disparition n'interpellera personne...il y a tellement de gens étalés dans les rues, que si je tombais raide, au milieu, personne ne me secourrait !...Perdue au milieu de l'anonymat de cette foule de démunis…
Petit à petit, je me fais à mon nouvel univers...
- Novembre 2008 : petite escapade en république dominicaine. Ou je me fais coucouner.. C’est tellement bon…
- Mars 2009, départ pour Mayotte. Le départ est triste l’arrivée est rude. Je sais très rapidement que je ne me plairai pas au travail. Il me faut un bon mois de galère pour trouver logements, voiture et repères. C’est comme ca, certains endroits m’inspirent plus que d’autre.
Je fais de belles rencontres, mais j’ai toujours en encore du mal à m’investir. Je sais encore que je ne resterai pas bien longtemps, car très vite, je vois les avions partir avec envie. Les galères mahoraises avec la voiture, avec la maison (pourtant si bien). Les belles rencontres dans le lagon : baleines, dauphins… Des heures durant, à palmer, plonger, observer et penser…
- Octobre : escapade familiale à la réunion. De beaux moments partagés…
- Décembre 2009 : Voyage à Madagascar, voyage qui ne m’aura pas laissé indifférente. Un voyage surprenant, comme je n’en ai jamais fait auparavant…
- Février 2010 : retour en Guyane…ou je suis si heureuse.
On me demande souvent si j'ai changé, découvert de nouvelles choses sur moi. Probablement, mais il est trop tôt, encore, pour tirer un bilan.
J’ai pris l'habitude d'observer, de noter, de réfléchir, de me poser des questions ; j'ai pris conscience de certaines de mes limites, des repères qui me sont nécessaire pour exister et me sentir chez moi, partout où je me pose...
J'ai pris mes habitudes de sage-femme itinérante.
Parfois, même, un petit vertige de liberté me titille le fond de l'estomac, je me sens libre, je me sens bien, je profite du présent,…
Suis-je devenue plus forte ? Peut être, mais ceux qui me connaissent vous le diront : même avant mon départ, j'étais déjà une forte tête, volontaire et déterminée pour les choses qui me tiennent à cœur.
Suis-je devenue plus sûre de moi ? Pas certain : je sais ce dont je suis capable, je sais aussi qu'il y a plein de choses dont je ne suis toujours pas capable ! En même temps, je ne partais pas pour me prouver quelque chose !...
Ai-je moins peur ? Absolument pas ! Des risques que je prends à courir seule, à deux heures du matin dans des endroits pas toujours très catholiques ? J’en ai passé des heures à essayer de décrypter les situations un peu délicates, à cacher mes affaires pour les protéger contre le vol ; j'en conclus que je sais être prudente, c'est tout !
Ai-je appris ? Certainement ! Des choses tangibles, issues de mes lectures, de mes découvertes, de mes visites, de mes rencontres...mais beaucoup de ressenti, aussi !
Par exemple, c'est un fait, presque un cliché : j'ai de la chance d'être ce que je suis, une fille libre, issue d'un pays libre...Vu de l'extérieur, ça paraît presque banal !
Mais je ne l'ai jamais tant compris qu'au moment où je l'ai ressenti au fond de moi. Toutes ces occasions où je me
J'ai physiquement ressenti la pauvreté : celle qui condamne une femme à se soumettre aux règles du plus fort, à se prostituer, parfois, la pauvreté qui te condamne, toi et tes enfants, aux poubelles et à la saleté, et à observer, de l'autre côté de la barrière, ces riches qui ne te regardent plus, la pauvreté qui te condamne, comme dans cahutes malgaches , ou les décharges mahoraises, à l'anonymat de la foule des moins que rien...
Un ramassis de clichés, vus de l'extérieur, certes : une voyageuse qui écrit ce que je viens d'écrire, c'est tellement élimé, comme sujet, que ça en devient usant ! Et pourtant, au risque de paraître stupide, j'insiste, parce que j'ai physiquement ressenti, au fond de mon estomac, cette différence...
Bon, finalement, j'ai dû changer, c'est sûr ! Mais je ne découvrirai tout ça qu'au fur et à mesure, lorsque je me confronterai à de nouvelles situations...
(C'est d'ailleurs comme ça que j'ai découvert, subrepticement, que je suis devenue bonne en négociations,...à force de marchander la moindre banane ou le moindre trajet en taxi ;-)).Ce qui est sûr, et ce que je peux d'ores et déjà affirmer, c'est que j'ai pris la mesure (en partie) de mon mode de fonctionnement : je sais comment me motiver, trouver les repères qui me sont essentiels, me rassurer, ou au contraire, me faire peur...
Et puis, finalement, je crois que j'ai trouvé ce que je partais chercher : la découverte, l'étonnement, et les rencontres...
Ce que je sais aussi, c’est que je ne rentrerai pas… (Enfin, sait-on jamais). Je vais continuer à parcourir le monde, encore en encore. Je vais continuer à m’enivrer de cette liberté absolue… je vais continuer à parcourir notre planète, si belle, si riche. Doucement je perds ma nationalité française, pour devenir une citoyenne du monde. Je ne perds pas ma culture, elle m’est acquise, mais je sais mieux la critiquer… même si je continue à errer, flâner, rêver…j’espère que vous continuerais à m’accueillir aussi chaleureusement à chaque fois
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vendredi, 12 mars 2010
Sage-femme, une profession en crise
J'ai décidé de me syndiquée...
http://www.avenir-sage-femme.fr/avenir
La profession sage-femme souffre depuis de nombreuses années d'une absence TOTALE de reconnaissance. Bien que nos compétences médicales augmentent, bien que nos responsabilités soient trés largement engagées, malgrés notre dévouement auprés des femmes, enfants et couples , nous restons peu valorisées: méconnues du grand public, descendues par nos confrères médecins qui ont peur de perdre leur monopole, malmenées par la sécurité sociale qui gèle nos actes...
Aujourd'hui la sage-femme ne se contente pas de faire l'accouchement: elle pratique en toute autonomie le suivi de grossesse, et le suivi gynécologique de toute les femmes!!! (frottis, prescription de contraceptifs....)
Certaines professionelles se mobilisent, d'autres citent le fatalisme... Je choisi de faire partie des premières...
Cijoint, quelques info supplémentaires:
Chers tous et toutes,
Mes possibilités informatiques ne me permettent pas de répondre à tout le monde, mais si vous le voulez bien vous pouvez faire suivre. Il y a longtemps que je pense que tout ce qui est fait autour de la profession de sage-femme est une vaste arnaque, dont j'ignore le véritable commanditaire, mais la volonté de détruire les sages-femmes en tant que profession médicale, est bien réelle, patiemment et remarquablement organisée, les mailles du filet ne cessant de se refermer inéluctablement sur nous.
L'universitarisation, la reconnaissance des 5 années sont deux actions encours depuis 2001, et qui devaient connaître une issue favorable sur I à deux ans. Toute affaire qui traîne indéfiniment et c'est le cas est toujours vouée à l'échec.Depuis 2003/2004, je pense profondément que nous ne pourrons pas nous en sortir sans un grand mouvement. Si nous ne bloquons pas tout, si nous ne mettons pas au moins I0.OOO sages-femmes dans la rue nous n'y arriverons pas. Depuis Novembre je me suis assurée la participation des usagers, il pourra y avoir de belles pancartes, mais pas beaucoup de monde, alors il faudra amener les amis , les amis des amis etc......le texte du ministère indiquant qu'il faudra une sage-femme en CME est un attrape-nigaud à l'état pur. Votre analyse de la situation est parfaitement juste, sauf que ce n'est même pas pour pallier à la pénurie de GO, il s'agit simplement d'endormir notre égo, et la pluie de distribution de médailles aux sages-femmes sur des dossiers parfois très minces a fait partie du scénario.
J'ai déjà connu ça à l'époque de la Coordination, ou nous avons du imposer à la collègue hospitalière, soit d'accepter la médaille et dé missionner soit y renoncer. Bien sûr elle a accepté la médaille et contrainte et forcée a démissionné ( en plein mouvement).
Les actes en SF inscrits en NGAP ont été obtenus après 18 ans de lutte et 2 commissions en date du 6 Juin 2001, l'année suivante la valeur en était gelée!.......
Savez-vous que le 4 Février l'assurance Maladie a choisi 3 département pilotes, pour imposer aux sages-femmes de se consacrer exclusivement aux sorties précoces, ceci étant assorti du blocage de toute revalorisation des 9O% des autres actes représentant notre coeur de métier, mise en application à compter du Ier Mars, et généralisation au Ier Septembre. Elles ont été convoquées en catimini par téléphone, à l'insu complet des organisations professionnelles celles qui ne sont pas venues sont harcelées par téléphone, pour signer des accords individuels (HPST le permettant), le gel des actes sages-femmes entraînant ipso facto la chûte des recrutements des hospitalières pour cause d'insuffisance de rentabilité des actes sages-femmes. En 1O ans la préparation médecin est revalorisée en moyenne de IO euros par patiente , et celle des sages-femmes de 14 centimes, des gynéco-mèd et des GO en faisant dorénavant leurs choux gras.
Dorénavant les échos, les accouchement les suivis des grossesses à risque les sorties précoces la rééducation etc...sont dévalués de IO% par rapport à 2.002. Les cotations de consultation sages-femmes ne leur permettent pas d'en vivre, et les nouvelles prérogatives qui nous sont dévolues ne peuvent devenir opérationnelles, car les moyens ne sont pas donnés. L'écart de cet acte par rapport au tarif des médecins à encore augmenté de : 1euro, 5O en notre défaveur. l'écart pour les visites est passé d'environ IO% à près de 4O% désormais. Personne ne me fera croire que tout ce ceci n'a pas été organisé sans être pensé et voulu de longue date, afin de nous amener au statut européen des sf = Infimières spécialisées (et encore!) Merci de faire circuler ++++++
F. BICHERON Sage-Femmei
Conseiller Technique à l'ONSSF
Présidente du CNOSF 2OO2/2OO6
Présidente NGAP Sage-Femme I995/2OO2
Tél/FAX O5 57 48 51 O5
Tél : O9 63 46 33 06
Portable : O6 O7 89 37 34
http://www.facebook.com/#!/group.php?gid=60969842687
http://www.avenir-sage-femme.fr/offres/file_inline_src/33...
15:26 Publié dans .Mon métier de sage-femme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 20 février 2010
Déja une semaine que je suis sage-femme en Amazonie
08:21 Publié dans .Guyane francaise | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 15 février 2010
bientot sage-femme a Grand Santi
Arrivée lundi soir, j'ai retrouvé avec plaisir la guyane. Survol de la foret, la mer marronnasse, l'humidité ambiante...
J'ai passé quelques jours a Cayenne, au service des centres de santé, ou j'ai été (un tout petit peu) briefé: formation sur le palu, la leishmaniose, télémedecine, assistants sociaux... J'ai égalemnt eu le droit de faire mes courses au cora: 1h pour faire les courses pour 6 mois!! Une arrivée dur dur, ou l'on croise les autres professionles qui partent en centres isolés, chacun plus en détresse que le voisin. Rejaillit toute la désorganisation guyanaise, pays ou la moindre demande prend une ampleur incroyable. Par exemple, le poste que je vais occuper est ouvert depuis mi novembre, mais un local a été dégagé au dispensaire pour la sage-femme fin janvier mais... il n'est toujours pas ammenagé: pas de bureau, et de matériel de base.. et cela va peut etre prendre plusieurs mois avant d'être meublé... Alors quand on aime les choses bien carrées comme moi, c'est pas évident!! Le logisticien me l'a dit: "il va falloir lâcher du lest!": cooooooooooollllllllll...
Bref direction jeudi pour saint laurent.. je ne me rappelais pas a quel point les femmes exhibaient leurs belles rondeurs! Après un an a Mayotte ou toutes les formes sont cachées par la "salouva", ici les femmes de toutes les couleurs possibles et imaginables, plutôt pas mince, exhibent leurs rondeurs en minijupe et brassières.. j'adore.
Arrivée a slm, je suis hebergée par magalie, une iade de l'hopital avec laquelle j'ai gardé contact. Je retrouve des le premier soir mes anciennes copines qui m'invitent a une soirée. Cela fait plaisir de discuter, d'entendre les nouveaux potins... (hein aurore...). Saint laurent n'a pas beaucoup changé, il me semble juste qu'il y a un peu plus de voitures et un peu plus de métropolitains. Le super u c'est agrandit, la société de consommation s'installe.
Je suis retournée a la maternité, ou j'ai été accueillie a bras ouverts, c'est trés agréable, aide-soignante, sage-femme, médecins, tout le monde m'a embrassé et salué par mon prénm, c'est adorable!
J'ai profité du marché, et des fruits frais (vive les mangue, et les maracoudja), des repas lao, un tour sur la plage (la mer est moche!!! surtout aprés l'eau transparente de mayotte)...
Bref vous l'aurez compris, même si c'est a chaque fois plus difficile de quitter amis et famille, j'aime tellement changer d'ambiance et de continent, j'aime ce moment d'adaptation (ou de réadaptation). cela m'apporte tellement! J'ai le sentiment de vivre, de profiter pleinement de toutes ces oportunités qui nous sont données de grandir, de découvrir, de voir et participer... La vie est exitante, et neuve chaque jours. pas de routine, que des challenges!
13:22 Publié dans .Guyane francaise | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
dimanche, 07 février 2010
c'est le départ
Bon beh voila, tout est dit dans le titre: 1 nuit de train, et envol demain a 12h40 pour cayenne, puis taxi co pour saint laurent (3h30), puis pirogue pour grand santi (1 journée)...
Tout ca avec mes 40kg de bagages, plus les courses pour 6 mois (si si...)
Le stress monte, j'ai mal au ventre ... Un reve de petite fille est sur le point de se réaliser, et moi je réalise pas.. j'ai juste conscience, qu'il se passe quelque chose d'important...
Désolée pour cette note qui sert a rien,
Gros bisous a tous, envoyez moi de vos nouvelles s'il vous plait, je vais en avoir besoin!
A bientot!
Lolo, l'aventurière stressée!
14:22 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
vendredi, 05 février 2010
La Guyane, retour a Grand Santi
BOn beh voilà, j'ai pas fini d'écrire Mada, mais je vous annonce déja la suite...
Je pars lundi 8 Février 2010 (dans 2 jours, oui oui), pour la Guyane. Enfin j'y reviens quoi...
Si vous lisez les posts précédents, vous verrez que la Guyane, j'ai adoré...
Cette fois ci je pars réaliser mon rêve de petite fille: vivre dans un petit village dans la foret amazonienne.
Je pars vivre a Grand santi, ou je vais exercer mon formidable métier de sage-femme au dispensaire du village. mes missions? contribuer à la sécurité médicale des femmes et des nouveaux né, faire baisser le nombre de grossesses précoces et non désiées...
Je serai a une journée de pirogue au sud de saint-laurent, et une journée de pirogue au nord de maripasoula. Un hélico peut atterrir le jour.. Il n'ya pas de téléphone (ni fixe, ni mobile), mais internet par le satellite.
Bref une belle aventure m'attend, j'espère.
Quelques photos du villages:
10:00 Publié dans .Guyane francaise | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 31 janvier 2010
Voyage à Mada...
11:18 Publié dans .Madagascar 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 30 janvier 2010
Les amies
Je voudrai remercier mes amis, amis fidèles et occupés, amis récents, amis nouveaux.. Toutes ces filles qui ont fait partie de ma vie, et qui aujourd'hui ne se rendent pas compte de l'importance qu'elles ont pour moi... Quand on a une vie de bohème, et qu'on rentre au bercail 1 ou 2 fois par an, c'est tellemnt magique d'avoir des coups de fil des quatre coins de France, des signes d'amitiés qui me sont chers, car j'ai toujours la peur d'être oubliée, moi qui ne suis pas la...
Magali, l'amie d'enfance, perdue de vue trop longtemps... et pourtant a qui j'ai pensé si souvent, on a grandie trop loin l'une de l'autre.. Aujourd'hui chacune de notre coté on avance dans nos vies, et pourtant chaque instant partagé est tellement fort en émotion. J'aimerai tellement rattraper toutes ces années perdues... Magali, je te souhaite tout le bonheur possible et mes amitiées à ta famille. J'espère à bientôt, pour de vrai...
Marlène, les années colleges les plus déjantées, "une rupture" destructrice et pourtant... on s'était faites une promesse, à 15 ans, en revenant de la patinoire.. tu te rapelles? J'aimerai la tenir...
Bérengere, sûrement celle qui me connaît le plus, sans jamais juger, bb donne des nouvelles de temps en temps...
Caro, pas beaucoup de points communs, mais toujours en accord... passe un beau voyage..
Naomie, la plus belle des sages-femmes que je connaisse... La plus adorable aussi, mais attention, elle a son caractère et c'est ça que j'aime! Une lutteuse tout en douceur, méga bruncheuse du dimanche! je t'adore
Anais, on ne pouvais pas se louper, le hasard nous a trop souvent rassemblé! Et quelle aventure avec toi: septembre hein???
Les copines de l'école, Marion, marion, Anne, Marjo, Nono et camillou, elles? vous voulez savoir? Elles sont justes extraordinaires, capables de faire 8000km pour venir me voir, elles sont fraîches et marrantes, sérieuses et baroudeuses (parfois), elles sont tops!
Chouchou, j'ai peur de repartir en Guyane sans toi, mais comme tu me promet des baroudages parisiens, ça va.. ouf je suis soulagée! La pince sans rire la plus fendante que j'ai j'aimais rencontré!
Marie... la malgache mahoraise, un tonne de douceur ou une main de fer? Une fille épatente par sa force de caractère, une volonté incroyable, toujours le sourire. Marie elle se raconte pas, elle se vit!!
Une pensée pour Lolo, le frère "cybérique" (ça il adore) et moi je l'adore!
Je vous souhaite à tous une trés bonne année 2010!
19:02 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Compétences des sages-femmes
07:09 Publié dans .Mon métier de sage-femme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 10 décembre 2009
Nosy bé
Quelques jours de vacances.... OU peuvent bien nous emmener les avions qui décolent de petite terre?? Nous n'avons pas le choix: pour nos dates, c'est nosy bé, petite ile malgache connue pour son tourisme de masse...
Afin d'éviter cette foule que je n'adore pas (vous commencez à me connaitre...), nous partons en catamaran pour les allentours de l'ile, et c'est juste merveilleux!
Je suis avec marie, une collegue sage-femme.
D'abord la piroge à balancier:
10:21 Publié dans .Madagascar 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 25 novembre 2009
Le travail à Mayotte
Coucou à tous, me revoila aprés 1 an d'absence...
Il va falloir faire remonter les statistiques du blog!!
je viens donc vous parler de mon travail à mayotte..
J'ai été embauchée comme sage-femme à l'hopital de mamoudzou, malgré de nombreuses demandes, je n'ai jamais pu aller en dispensaire, il faut croire que cela n'était pas dans les plans de la cadre de service, malheureusement!
Une grosse structure, 4500 accouchemnts par an, une maternité qui draine toute la pathologie de l'ile. Un service de salle de naissance: 4 salles d'accouchemnt, 3 lits de pré travail et une sale foure tout avec 12 lits picots: 3 sages femmes pour faire tourner la boutique, qui courent courent courent toute la journée entre cesar, réa, accouchements, urgences gynéco...
Un service de suite de couche ou le principal boulot de l'unique sf est de gerer les retour a domicile de toutes ces pathologies: en effet les dames restent tout juste 24h et hop: dehors! besoin de place!
Un service de césarienne, et de gynécologie: l'horreur permanente, un boulot titanesque, bien souvent dangeureux quand en meme temps les convulsions hyperthermique, les transfusion, les oAP, les voies jugulaires qui se bouchent, les multiples pansements drains, lames, redons...
Un service de grossesse patho, ma fois classique...
Voili voilou, le sentiment d'etre une machine, ou je n'ai pas eu l'impression de m'occuper de dames.
Par contre une grande expérience technique acquise à travers les mois, l'impression d'avoir vu beaucoup de choses, d'avoir acquis en gestion du stress, de commencer à maitriser les manoeuvres...
Au final aucun regret, l'expérience valait le détour, mais je suis bien contente que cela se termine!!
05:08 Publié dans .Mayotte 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 15 novembre 2009
paysages de mayotte
Allez je vous emmène faire un petit tour sur mon ile...
08:29 Publié dans .Mayotte 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 14 novembre 2009
Les Mahorais
Mayotte est une des iles de l'archipel des Comores, qui à choisi de rester sous influence francaise quand Anjouan, Grande Comore et Mohéli ont choisis l'indépendance.
Mayotte est trés peuplée, de Mahorais: ou comoriens de Mayotte ou d'ailleurs, qui ont la nationalité francaise, de comoriens, clandestins, qui arrivent la nuit dans des barques, dans des conditions atroces. Un peuple qui vit sur l'ile, dans des bidonvilles et dans des conditions difficiles et pauvres...
Les M'zungou, ou métropolitains sont etonnement nombreux, ils travaillent dans la gendarmerie, Police aux frontières, à l'hopital, ou dans l'enseignement. certains habitent au coeur des villages (comme moi), ou dans une espèce de citée ou ils se regroupent dans des barres d'immeubles: M'zungou land...
Les mahorais et comoriens sont musulmans, le rythme de vie est dicté par le chant du Muezzin. Un islam trés tolérant, modéré et adapté aux coutumes locales...
L'alimentation est à base de manioc et fruit à pain, et de bredes en tout genre (feuilles de manioc, bref feuilles vertes en tout genre). les carences alimentaires ne sont pas négligeables, et desz maladies qui existent plus ailleurs peristent à Mayotte, surtout chez les enfants... Pourtant le poisson est en abondance, mais les gens n'en mangent pas tant que ca...
09:24 Publié dans .Mayotte 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 13 novembre 2009
Les copines à Mayotte
Un grand moment début Novembre, quand les copines débarquent à Mayotte... Je ne le croyais pas , mais elle l'ont fait!! Elles sont super mes copines, faire 8000 km pour venir me voir (et accessoirement passer des vacances dans un des plus beaux lagons du monde...).
Marion le brune, alias la rigolote, une voyageuse elle aussi, mais pour le tourisme. Sage femme, elle travaille en Ariège.
Anne, toute ebahie par ce premier voyage lointain! et toujours contente!
Marion la blonde, 1000 et 1 tours dans son sac, ou qu'on la mette, quoi qu'on lui fasse faire, elle est à son aisze, jamais fait de palme, c'est pas grave, en 5 minutes c'est réglé, elle est au tombant à matter les poissons, et meme pas peur de rouler à Mayotte quand je suis pas la, Marion toujours le mot gentils, toujours le sourire... merci pour ta bonne humeur!
Camille, l'investigatrice, mille merci Camille d'avoir motivé les troupes: Camille c'est l'aventurière qui s'ignore!
Je loge les filles dans ma grande maison, les journée passent au fil des visites, baignades, bonnes bouffes et apéro... Je suis tellemnt contente que vous soyez venues me voir!! Mille merci et à la prochaine, ici ou ailleurs!
07:38 Publié dans .Mayotte 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le lagon
L'le de Mayotte est entoutrée d'un lagon, connue pour etre un des plus beau du monde..
Meme si je ne connais pas les autres, je le crois aisément!
La barrière de coreail protege l'ile des vagues de l'océan indien, et sert de pouponiere pour petits et gros poissons. A quelques metre des plages, les tombants méritent des escales, masque sur le nez, pour se régaler des multitudes de couleurs des poissons et coraux... Et puis entre les 2 des ilots paradisiaques et les cétacés: baleines, dauphions, requins...
C'est vraiment grandiose!!



05:23 Publié dans .Mayotte 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 12 novembre 2009
Parents à Mayotte
Les parents sont venus faire un tour à Mayotte... Je vous laisse découvrie les photos...
09:00 Publié dans .Mayotte 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note












